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Vendredi 29 février 2008

Phare.jpg 



Les effluves des roses trémières se prélassaient encore sur sa peau sombre d'ombre alors qu'elle approchait du phare...

Coquillageescalier.jpg 



Un coquillage sans âge à l'abri dans sa coquille-phare fit tournoyer l'écho de l'ombre qui le réveilla jusqu'au vertigineux sommet du tournis...

Sommetphare.jpg 



L'ombre d'elle soudain se libéra au sommet du silence dans une danse dense...
Demieombre.jpg 



Ombre dansant avec l'azur et le vent... Ombre sans fard au sommet du phare trait après trait s'esquissait... Avec ses ailes immenses d'antique sirène?
Ombre.jpg 



Point d'ailes dans l'ombre d'elle. Petit sirène privée d'ailes après qu'Ulysse ait résisté à son appel d'ailes...
Panorama.jpg 



L'ombre d'elle contemplait l'horizon marin. Il lui semblait entendre la douce respiration de sa mère l'inspiration qui l'attendait dans le creux de ses vagues... Alors l'ombre d'elle aux ailes d'une mouette s'agrippa puis dans son royaume bleu enchanté plongea!















- Voici une petite histoire en diaporama que j'ai écrite après avoir visité l'Ile de Ré.
 Un ami m'avait fait remarquer avec regret que je coupais les ombres quand je prenais des photos. Alors j'ai voulu rendre hommage à ces pauvres ombres dont on oublie parfois même l'existence, que l'on piétine si souvent sans même les regarder... -

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Jeudi 21 février 2008
  • Notes pour "La chanteuse mélancolique" de Joan Miro (1955):
    http://www.globalgallery.com/prod_images/eg-1200-13066.jpg
    Sur une toile "blanc taché" dansent des lignes féminines.
    Presqu'au centre, l'antre d'un jeu de dames pourtant si coloré dont on a abandonné une partie.
    Deux virgules de nuit noire ornent deux seins rouge et bleu.
    Derrière eux dissimulé: un dessein devenu gris.
    Tout près: une étoile, seule.
    Autour: le vide. 
    L'émotion se déverse: un visage part à la renverse.
    Une voix chante sur le tracé d'une larme.
    Trois silences.
    Trois cils lancent depuis le rouge d'un coeur l'espoir vert d'un oeil sur la Lune grand ouvert.

 

 

  • Notes pour "Peinture composition" de Joan Miro (1933):
    http://www.vide.fr/static/images/330x330/12383.jpg
    Guerre froide de couleurs chaudes et froides, de formes pâles, sombres, sournoises.
    Armes obscures de la Terre fauchant l'âcre poussière.
    Ocre en aplat.
    Morceaux de bras à bout.
    Rouge criant en éclat.
    La gravité perturbée en est toute retournée.
    Un casque de guerrier projeté contre terre retrouve le sommeil.
    Le bleu ciel de sang est maculé: sa tête est touchée.

 

  • Notes pour "Libellule aux ailerons rouges" de Joan Miro (1951):
    http://www.vide.pl/static/images/330x330/12413.jpg
    Quand une libellule compte et conte les formes et les couleurs avec ses ailerons multicolores, on a plus peur du noir. 
    Surtout si le Soleil sous son arc conte à ses côtés.

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Lundi 18 février 2008

Ses pas s'égrenaient un à un sur le chemin. Solennellement l'un après l'autre.
En effleurant avec dévotion la terre endormie d'un insondable sommeil.
Sur son front luttaient contre le soleil de fines rides creusées comme des sillons. 
On pouvait deviner en leur profondeur des traces de douleur d'un temps à présent passé.

Tout autour de lui des courbes de plaines désertiques naissaient, mourraient à mesure qu'il avançait. Des nuées de poussière dansaient en leur creux des ballets éphémères avant de disparaître dans ses yeux. 
Sous ses paupières légèrement baissées s'abritaient des paysages condamnés. Certains d'entre eux ne trouvaient refuge qu'un instant tandis que d'autres auraient la chance d'habiter pour toujours son paysage intérieur.
La lumière ensablée de cette fin de journée commençait à s'épuiser dans le sablier. Malgré cet évident déclin, grain après grain, il poursuivit sa marche vers un ailleurs lointain.

Ce fût alors que peu à peu, pas à pas, la terre à l'écho de ses pas palpita.
En résonnant avec insistance, en imitant sa cadence, composée d'élans de fugue et de soupirs d'errance. 
D'abord surpris, il s'arrêta puis se remit en marche bien trop heureux que la terre d'habitude impassible enfin se manifesta.
Elle était là quelque part sous son corps qu'elle portait, transportait, sous les traces qu'il laissait, que le vent si vite emportait. 
Il l'entendait enfin.

L'un et l'autre, ils s'écoutaient battre côte à côte en se touchant pas après pas. 
Tous deux si près de l'unisson. 

Sa silhouette émue s'inclina sur l'horizon...

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Lundi 18 février 2008

Comment naissent les joies?
Comme naissent les notes...

...Intimes
Félines...
...Sublimes
Divines...
Ultimes.

Avant de nous replonger cruelles dans un silence émotionnel
Dans l'attente de nouvelles notes de joie...

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

Un vent doux me caresse la nuque tandis qu'une pluie fine me chatouille les joues. 
Pourtant, le soleil ne m'a pas quittée.
Par la magie de ses rayons un arc-en-ciel est né. 
Je le regarde, fascinée. 

Mon voeu s'envole vers lui. 
Je dis rouge. 
Mon voeu s'éteint dans le rouge. 
Il va se réaliser. 
Je remercie le ciel en dessinant dans les nuages le plus tendre des sourires. 

Tout autour de moi: la nature, où il y a autant de verts différents que de tiges d'herbes! 
J'entends le ruisseau qui pleure et l'automne qui s'approche avec tous ses pinceaux. 
Respectueusement, il ne donne qu'une touche très légère de jaune sur quelques feuilles. 

L'été doit s'en aller mais doucement, en beauté...

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

Là-haut:
Une source, 
Un ruisseau,
Une cascade de mots!

Là-bas:
Une fontaine...

S'abreuver enfin
De mots...

En chemin sur une phrase,
Partager l'eau des mots
Pour aller avec l'autre plus haut...

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

Les mots qui touchent nous touchent du doigt puis nous montrent du doigt cet ailleurs loin là-bas...
D'où l'on revient autre mais souvent un peu plus soi-même.
Libéré de cette perspective limitée qui nous retenait dans un cadre figé.

En voyageant dans un ailleurs: on voyage à travers l'autre Terre, l'autre être, l'autre bien-être, en apercevant d'autres présences, d'autres absences, d'autres souffrances pour devenir plus qu'un simple "moi" isolé en soi dans un territoire.
En avançant les mains tendues vers des mains vides, les yeux grands ouverts sur d'autres regards: on redessine ou on gomme avec force de secrètes frontières pour grandir de l'intérieur.

Depuis la nuit des temps, au commencement: nous sommes tous des cris quittant un nid, des gazouillis universels, un premier pas puis deux pour aller vers l'autre petit à petit, vers son sourire, vers là-bas, avec de plus en plus de mots, de visages, de paysages au fond des yeux.

A pas de grand: on marche lentement, pas à pas, avec quelques lourds maux sur le dos, en suivant mot à mot les chemins tracés par de grandes phrases parsemées de points d'interrogation, de points d'exclamation, de points de suspension... 
En marchant plus loin encore, on défie avec tout notre corps le point final.
 
Un mot nouveau rencontré au détour du chemin puis soudain au creux de nos mains s'esquisse un autre destin.
Deux petits points côte à côte comme un dialogue en route vers l'horizon lointain où de fin de chemin il n'y a point: trois petits points...

 

 

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

L'île de Santorin en Grèce a écrit en moi une phrase qui me rappelle mille images et mille silences haut perchés:
Quel mystérieux vertige perché sur les sommets blancs de l'amphithéâtre du volcan, le regard plongeant à pic en tremblant dans la fresque abyssale du temps!

Une image sonore, toujours à Santorin:
Un disquaire dans une rue sombre où le Soleil dort...
Soudain, un bruit glissant de soie "bleu grec" qui se déchire
Juste devant mon coeur.
Le voile entrouvert:
Une étrange lumière s'engouffre.
Une voix sibylline a cappella palpite dans l'air:
Nena Venetsanou...
 

Cueillons des instants autour de la Terre... puis dans cet autre univers où les émotions s'abritent au creux des mots pour rêver.

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

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Une vieille dame attendait immobile. 
Elle venait d'ouvrir puis de fermer la porte de son secret à une poignée de visiteurs.

Au fond de ses yeux figés palpitait le souvenir d'un émerveillement multicolore. 
Sur les paumes de ses mains se devinaient encore les traces de l'éclosion de milliers de chemins.

Dans l'air endormi, elle venait d'offrir la vie à une myriade de destins éphémères dont la plupart vivraient à peine un jour et une nuit.

 Ces beautés fragiles étaient venues de si loin pour naître dans cet autre cocon préparé par l'humain, pour vivre intensément de précieux instants entre les cils papillonnants de spectateurs ensorcelés par leurs ballets de fées colorées. 

Imperceptibles vies en mouvement étincellantes, chatoyantes; faisant miroiter leurs fugaces sentiments pour goûter le nectar enivrant de l'instant.

De minuscules et d'immenses guerriers ailés, sans carapace ni épée, luttaient avec leurs éventails contre la fatale futilité. 
Des couleurs vivantes de plus en plus chaudes aux ailes crépitant de plus en plus haut tentaient de retenir la chaleur humide, de toucher la fugace lumière.

Ailes frissonnantes glacées d'un coup par une lueur frivole qui déclinait sans pitié comme l'ultime soleil derrière ses baies vitrées. 
L'oeil d'une fleur éprise s'enfouit alors dans sa corolle en pleurs.

Là-haut s'agitaient des couleurs vives sur le qui-vive. 
Des bouquets de voiles irisés glissaient dans tous les sens en agrippant presque l'air invisible qui soufflait, les essoufflait jusqu'au rebord de l'indicible. 

Au bord du spectacle, des ailes bleutées trop fines épuisées se replièrent en ébauchant une révérence. 
Une chute, un chuchotement puis deux, huit, onze, vingt puis l'ultime chute.
Chut...

La vieille dame au regard à présent incolore vint ramasser ces écorces de papillons éparpillés avec leurs voiles déchirés et leurs éclats pâles de couleurs froides noyés dans la rosée du matin.
Dans les paumes de ses mains, des bouts de chemins.

Sur le pas de la porte, elle ouvrirait bientôt un carton arrivé par avion rempli à ras bord de nouveaux cocons des plus beaux papillons.

Dans l'air éveillé se distillait encore le parfum d'un rêve d'éternité...


- Texte et photo faisant suite à la visite d'une volière de papillons sur l'île de Noirmoutier:
 http://www.ile-aux-papillons.com -

 

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008

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Clapotis, cliquetis sur une portée du port. 
Sur un air imbibé des cris de la criée.
Une plume de mouette se soulève de l'encrier à marée haute... 
L'ancre sourit. 
Les voiles aussi dans le vent qui se lève. 
Une proue se dresse pour son énième prouesse. 
L'abordage d'un rêve?

Clapotis de pas, cliquetis de mâts. 
Sur un pont lancé sur l'horizon entre ici et là-bas, entre ici et le fond...
Cliquetis, clapotis, cliquetis juste ici, clapotis loin là-bas... 
S'éloigner de la foule, s'isoler, comme une île, plus loin encore, pour un corps à corps saoul avec la houle.

Clapotis, cliquetis de plus en plus petits sur le pont des sons...
La symphonie quitte le port.
Sur l'infini limpide, elle glisse, se hisse, se plisse en impétueuse vague. 
Puis soudain folle, s'affole, caracole en cabriole.

Sur l'infini limpide glisse, se hisse, se plisse, s'immisce la vague sage contre la vague folle qui s'affole, caracole en cabriole.
Cris fous de sagesse précipitée dans les remous de la folie! 
Une âme à la mer!

Vague sage alors divague... 
L'écume d'un drame flotte autour d'elle. 
Vague folle se trémousse, glousse, se gousse, la pousse contre l'amère mousse... 
La vague sage clapote presque muette, bouillonne presque folle, presque mouette.

Sur l'infini limpide glisse, se hisse, se plisse les vagues d'un vague à l'âme. 
Sur une trame sans fond, sans trame. 
Un drame sur la crête d'une lame se pâme... 
L'âme amère.

Vague sage divague, divague, vogue à peine, l'âme en peine dans le creux des lames.
Brisée, en crise, essoufflée comme la brise.
Bousculée, entre les hauts et les bas d'une armée de vagues qui pestent et empestent la tempête.
Sa mère la mer en a le mal de mère.

Sur le 'Oh' d'une lame s'exclame une âme en larme!
Avant de plonger pour sauver la vague sage.
Vite l'amener sur une plage...
Vague sage ayant perdu son âge dans les nuages se laisse mener vers son sauvetage.

Enfin la vague sage près du rivage se retrouve.
Sur le 'Ah' d'une vague se clame la joie d'une âme!

Au large, sur le 'ô' d'une autre vague sage vole une mouette folle...

par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008
Ecouter le silence...
Soudain percé par un sifflement de marmotte,
Un vrombissement de cascade,
Un crépitement de pierres sous mes pas,
Par le vent courtisant les cimes...
 
S'allonger au milieu des nuages,
Sur un lit d'herbes sages...
C'est presque une renaissance!
 
Sentir les forces telluriques me caresser le dos,
Le zéphyr danser sur ma peau...
 
Fermer les yeux.
Bruissement d'ailes...
Crissement d'aigles!
 
Ouvrir les yeux.
Fleurs à peine écloses...
Parfum d'aube où se distillent en courbes voluptueuses
Des senteurs de rosée glacée,
De bois de cheminée,
De nectar rare de fleur solitaire,
De bouquet desséché encore suave
Entre deux pages oublié...

 
par Avastella publié dans : Avec la plume
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Dimanche 17 février 2008
Savoir sur les sommets se percher pour contempler.
Savoir sur les sommets se taire pour écouter.
Savoir sur les sommets s'abriter.
Méditer...
 
Savoir pour s'avoir.
Pour voir
Sans avoir...
Pour être
Sans paraître...
 
Pour ressentir
Dans un soupir, dans un sourire, dans un rire...
Sans mot dire, sans maudire...
 
Pour entendre
Au sujet de rien, au sommet de tout.
Pour apprendre
Au sujet de tout, au sommet de rien.
 
Puis au sommet
Comprendre.
Pour enfin se surprendre en train de s'envoler
Vers un rêve éveillé...
 
 
par Avastella publié dans : Avec la plume
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